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ESTIMATION EN COURS

Estimation Livre, manuscrit: Livre ancien en feuilles de palmier  dos

Estimation Livre, manuscrit: Livre ancien en feuilles de palmier dos

Livre de 46 feuillets entre 2 plaquettes en bois dont 44 écrites R/V à la pointe sèche. Acheté en INDE à KHAJURAHO en octobre 1987

Il semble que l’écriture soit la langue (ଓଡ଼ିଆ (oṛiā))
L’alphasyllabaire odia est un système d’écriture de type alphasyllabaire utilisé généralement pour écrire l’odia (anciennement appelé nommé oriya). Il s’appelle aussi Utkala Lipi (en odia : ଉତ୍କଳ ଲିପି) ou Utkalakshara (en odia : ଉତ୍କଳାକ୍ଷର). il peut également servir à transcrire d’autres langues de l’Inde, comme le sanskrit, notamment dans l’Odisha. Il date au moins du XIe siècle. Comme de nombreuses écritures de l’Inde, il provient de la brahmi par l’intermédiaire de l’écriture kalinga.
L’apparence courbée de l’écriture oriya est le résultat du fait qu’elle était pratiquée sur des feuilles de palmier qui ont tendance à se déchirer quand de nombreuses lignes de traits droits sont dessinées.
L’odia est un alphasyllabaire où toutes les consonnes possèdent une voyelle inhérente. Les signes diacritiques (qui peuvent être indiqués dessus, en dessous ou après leur consonne) sont utilisés pour changer la prononciation de la voyelle inhérente. Quand les voyelles sont situées au début d’une syllabe, elles sont écrites comme des lettres indépendantes. De même quand certaines consonnes sont composées, des symboles de conjonction sont employés pour réunir les éléments essentiels de chaque consonne.
À première vue, un livre en oriya semble être tout en boucles, et il faut un second regard pour remarquer qu’il y a quelque chose à l’intérieur de chaque boucle,( G.A. Grierson, Linguistic Survey of India, 1903)
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Les feuilles de palmier en MALAIS LONTAR
Jusqu’au XXe siècle, dans le Sud de l’Inde, au Sri Lanka et dans tout le Sud-Est asiatique, on écrivit sur des feuilles de palmier, le talipot ou le latanier suivant les régions. Ces feuilles ou  » ôles  » (du tamoul ôlei, feuille) étaient spécialement préparées pour recevoir l’écriture, incisée au stylet métallique au recto et au verso ; elles témoignent, une fois encore, de l’ingéniosité des hommes dans l’utilisation des matériaux qui étaient à leur disposition. Réunies entre des tablettes de bois grâce à des cordelettes passées par des trous, ces  » ôles  » étaient la forme traditionnelle des livres indiens et plus particulièrement des textes sacrés bouddhiques.