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Sérusier : tableau breton, cote sur le marché de l’art

Œuvres bretonnes de Paul Sérusier : leur cote sur le marché de l’art

En 1888, Paul Sérusier séjourne à Pont-Aven et rencontre Paul Gauguin et Emile Bernard. A partir de cette période, il ne cessera de représenter la Bretagne, jusqu’à s’installer lui-même à Châteauneuf-du-Faou, dans le Finistère, en 1906. Ainsi, pour le peintre, la Bretagne est un véritable terrain d’expérimentation : ses paysages et ses habitants constituent des thèmes récurrents, supports de ses recherches synthétistes et symbolistes.

Sur le marché de l’art, la cote des peintures bretonnes de Paul Sérusier est élevée et soutenue. Elle tend même à augmenter depuis quelques années, des records ayant été récemment battus en vente aux enchères. Les prix d’achat dépassent régulièrement les estimations. Les valeurs s’envolent pour les tableaux exécutés avant 1900, aux couleurs vives et aux compositions synthétiques, inspirées par Paul Gauguin et Maurice Denis. La cote des peintures plus tardives, plus rares, est un peu moindre, bien que stable.

Œuvres bretonnes de Paul Sérusier : prix, achat, vente et enchère

Les peintures de Paul Sérusier prenant pour thème la Bretagne, exécutées entre la fin des années 1880 et le milieu des années 1895, sont les œuvres les plus recherchées. Les estimations et prix d’achat sont généralement compris entre 100 000 et 200 000 euros, mais dépassent régulièrement cette fourchette. Ainsi, en 2015, une huile sur toile réalisée vers 1892, de 73,2 sur 92,3 cm, intitulée « Les deux lavandières au bord de la cascade », a été adjugée 1 179 250 €* aux enchères (Christie’s New York), record approché par la « Madeleine bretonne », adjugée 1 031 820 €* (Sotheby’s New York).

Les peintures bretonnes plus tardives de Paul Sérusier suivent ensuite une cote descendante au fil des années. Pour un tableau de 1895 à 1900, comptez sur une estimation et un prix de vente autour de 50 000 euros. Pour une peinture postérieure à 1900, les estimations et les prix varient entre 15 000 et 30 000 euros.

La cote des dessins suit la même logique que celle des peintures. Pour une gouache, comptez sur un prix de vente moyen compris entre 8 000 et 12 000 euros. En 2017, une aquarelle et gouache sur papier de 1889-1890, de 26 sur 35,8 cm, intitulée « Paysage breton, la petite anse », a été adjugée 20 000 €* (Sotheby’s Paris). Pour les crayons et fusains sur papier, les estimations et prix d’achat oscillent entre 2 500 et 5 000 euros.

* frais compris

« La fête dieu à Huelgoat », Tempera sur toile, 1891-1893, 65 x 54,2 cm, Paul Sérusier, adjugé 477 000 euros frais compris en 2017 (Sotheby’s Paris)

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