Orfèvrerie : Les 3 points a savoir pour une bonne expertise

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Les 3 points à connaître pour expertiser une pièce d’orfèvrerie

L’histoire de l’orfèvrerie est aussi vieille que le monde, les premiers témoignages de cet art ont été découverts à Varna en Bulgarie où une vaste nécropole datée du Ve millénaire avant J-C. a été découverte, livrant de véritables trésors. Des sumériens aux Etrusques, des Celtes aux Romains, de l’orfèvrerie Byzantine à la naissance des styles Baroque et Empire jusqu’à l’industrialisation, toutes les époques et les civilisations ont laissées une empreinte sur l’évolution des styles de l’orfèvrerie.

  • L’utilisation privilégiée d’une technique plus qu’une autre, un indicateur sur l’histoire de la pièce d’orfèvrerie

Parmi les quelques inventions les plus marquantes de l’histoire de l’orfèvrerie on notera essentiellement la granulation en Méditerranée au VIIe siècle avant J-C, l’émail translucide sur basse taille au XIIIe siècle après J-C., les nouveaux alliages et les méthodes électrochimiques et de placage au XIXe siècle. Il reste que les techniques et les outils n’ont que très peu changées depuis l’Antiquité. Cependant d’une civilisation à l’autre une technique sera plus privilégiée que d’autre.

A titre d’exemples, les Sumériens, puis les Egyptiens mettent au point le décor cloisonné (2400 avant J-C.) tandis que quinze siècles plus tard les artisans de Mycènes maîtrisent parfaitement dans le décor au repoussé. La granulation est le procédé favori des artisans étrusques (VIIe siècle avant J-C.). Les peuples barbares, Celtes, Wisigoths affectionnaient particulièrement les représentations figuratives. Dans la culture byzantine (VIIe siècle après J-C.) le décor niellé et l’émail révèlent le goût pour la polychromie. Orfèvrerie romane quant à elle privilégiera l’émaillerie champlevée sur cuivre.

  • Les poinçons, signature de l’orfèvre et garants du titre de la pièce d’orfèvrerie

Dès le XIIIe siècle en raison de son rôle de réserve monétaire, l’orfèvrerie fut réglementée. Pour obtenir une contrepartie en espèces d’une pièce d’orfèvrerie par l’Hôtel des monnaies seul le poids de l’argent ‘fin’ contenu dans la était considéré. La valeur d’une pièce d’orfèvrerie variait donc en fonction du taux d’argent contenu dans l’alliage fabriqué par l’orfèvre. Ainsi, dès 1272, un système de poinçonnage a été mis en place pour garantir le titre d’une pièce d’orfèvrerie tandis qu’en 1378, le poinçon jouait plusieurs rôles : identification de la jurande à laquelle appartient l’orfèvre, garanti d’un titre d’un minimum de 958 pour mille, fixation de l’année de fabrication ; l’ajout du poinçon de l’orfèvre authentifier l’origine de la pièce et de son auteur a également été exigé.

Les poinçons ont évolués et se sont complexifiés au fils des époques et des régimes permettent donc notamment de dater exactement, de justifier le titre ou le taux d’argent, de déterminer l’orfèvre auteur des pièces d’orfèvrerie présentées. On distinguera selon les périodes les poinçons de Maître, de Jurande, de charge, de décharge dont les motifs ont pour chacun une signification particulière. Ainsi, une absence de correspondance de deux poinçons sur une pièce d’orfèvrerie permettra de déceler immédiatement le faux.

  • Les micro-rayures et les signes d’usure, un moyen plus élaboré d’authentifier les pièces d’orfèvrerie

L’étude des marques qui sont superposées sur la surface de la pièce d’orfèvrerie permet d’obtenir des informations renseignant sur l’âge et l’histoire de l’objet. Ces marques peuvent être provoquées de différentes manières, notamment par le travail artisanal initial, les rayures occasionnées pendant la vie de l’objet, les traces d’usure par utilisation, les micro-abrasions par les matériaux environnants,…

Pour identifier les faux modernes, l’étude des traces d’usure est donc très importante. Il est difficile même pour les faussaires les plus habiles de reproduire de façon crédible les traces d’usure par utilisation. Ces fausses traces d’usure apportées par les faussaires sont facilement identifiables par leur localisation mais également par l’outil utilisé pour les obtenir, laissant des marques différentes d’une usure naturelle qui produit en général des surfaces lisses.

Les caractéristiques qui peuvent déterminer l’âge ancien d’un objet et confirmer son authenticité sont la superposition de marque selon un ordre logique et chronologique, le caractère aléatoire des marques et le nombre de traces superposées

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