1er site dédié à l’expertise, à l’estimation et à la vente de vos œuvres et objets d’art : tableau, sculpture, bijou, montre …

Pigalle Jean-Baptiste : cote, prix et estimation en vue d’une vente

Pigalle Jean-Baptiste : cote, prix et estimation en vue d’une vente

Pigalle Jean-Baptiste : cote, prix et estimation en vue d’une vente

 

Sculptures Jean-Baptiste Pigalle : sa cote sur le marché de l’art

 

Jean-Baptiste Pigalle (1714-1785), membre de l’Académie royale de Sculpture et de Peinture, fut l’un des plus célèbres sculpteurs de son époque, avec Etienne-Maurice Falconet et Augustin Pajou. Son œuvre sculptée se situe à l’articulation du mouvement baroque et du classicisme. Il aborda un style intense, proche de la vérité, sans idéalisation. Aujourd’hui encore, il s’agit d’un artiste coté, quoique rare, sur le marché de l’art.
Elève de Robert Le Lorrain, puis de Jean-Baptiste II Lemoyne, Pigalle fit un voyage à Rome afin de poursuivre son apprentissage, avant de rentrer en France. Il connut un grand triomphe à son entrée à l’Académie en 1741 grâce à son « Mercure » qu’il exécuta en marbre pour le Salon de 1744 en tant que morceau de réception. L’œuvre obtint immédiatement un grand succès et fut déclinée en de nombreux exemplaires, notamment en biscuit par la Manufacture de Sèvre. Elle reste encore maintenant son œuvre la plus célèbre et la plus recherchée sur le marché de l’art.
Jean-Baptiste Pigalle fut de son vivant protégé par Mme de Pompadour, grande protectrice des arts et des lettres, mécène de nombreux artistes tels Jacques-Ange Gabriel, François Boucher, Maurice Quentin de La Tour, ou Charles André Van Loo. Il reçut également des commandes du financier Jean Pâris de Montmartel, parrain de Mme de Pompadour, et de grandes commandes publiques pour le mausolée du Maréchal de Saxe à Strasbourg, la statue de Louis XV à Reims ou la statue de Bouchardon place de la Concorde à Paris. Il fut aussi sollicité par les Bâtiments du Roi.
Il créa ainsi aussi bien des petites sculptures de genre, comme l’« Enfant à la cage » ou la « Fillette à l’oiseau et à la pomme », et des portraits, tels ceux de « Voltaire en buste », de « Diderot », de « Jean-Nicolas Moreau », de « George-Martin Guérin » ou du « Dr Ferrein ». Ce sont les œuvres de ces catégories qui sont les plus fréquentes, avec « Mercure » et « Vénus », sur le marché de l’art. Il réalisa également des allégories, comme « L’Amour embrassant l’Amitié », et de grandes sculptures officielles.
Son succès public, malgré quelques controverses, fut sans égal, et plusieurs de ses œuvres furent reproduites en différents matériaux et en différentes tailles, par lui-même ou plus tardivement. Ce sont d’ailleurs ces copies de Jean-Baptiste Pigalle, en terre cuite, en biscuit, en plâtre ou en bronze que l’on retrouve le plus fréquemment sur le marché de l’art, avec une cote assez faible. Si Jean-Baptiste Pigalle est lui-même très bien côté sur le marché, ses œuvres restent rares, les grands marbres étant souvent conservés dans des collections muséales. La cote de Pigalle sur le marché de l’art dépend alors beaucoup du matériau employé, le marbre étant plus précieux que le bronze, lui-même plus précieux que le plâtre, sauf s’il s’agit d’un original de grande importance.

 

Sculptures Jean-Baptiste Pigalle : prix, achat, vente et enchère

Ayant connu un grand succès public de son vivant et à postérité, les sculptures de Jean-Baptiste Pigalle furent reproduites dans différents matériaux. Les sculptures originales de Pigalle sont rares sur le marché. Les estimations se situent généralement entre 20 000 et 50 000 euros. Des reproductions anciennes en bronze de belle facture peuvent également se vendre à des prix dépassant plusieurs milliers d’euros.
A cet égard, un « Enfant à la cage » en bronze d’une cinquantaine de centimètres, d’après Pigalle, a été adjugé au prix d’achat de 9 375 euros* à Paris en mars 2017 (Sotheby’s). Un candélabre figurant un chérubin portant une branche à vingt-cinq volutes en bronze doré a même largement dépassé son estimation (autour de 5 000 €) atteignant le prix d’achat de 25 260 euros* à Londres en mai 2017 (Sotheby’s).
Les œuvres signées de Pigalle peuvent plus facilement atteindre ces résultats aux enchères comme le « Portrait de Voltaire en buste », plâtre original daté vers 1770, vendu à 26 000 € à Paris en novembre 2014 (Artcurial). Lorsque le matériau employé est plus précieux, le prix d’achat peut rapidement prendre de la valeur, comme en témoigne la vente du buste du « Dr Ferrein » en marbre à 48 750 euros* en octobre 2016 (Sotheby’s).
L’une des sculptures de Pigalle la plus fréquente sur le marché de l’art est l’ « Enfant à la Cage », parfois associé à la « Fillette à l’oiseau et à la pomme ». Cette œuvre date de la première décennie de la carrière de l’artiste. Il s’agit probablement d’une commande de Jean Pâris de Montmartel d’un portrait de son fils héritier, en 1749. La « Fillette à l’oiseau et à la pomme » lui fut créée en pendant en 1784, et dans les années qui suivirent, des fontes des deux statuettes furent réalisées par Pigalle. Ces œuvres furent parmi les plus reproduites de Pigalle, ce qui se reflète sur le marché de l’art actuel. Les originaux et les copies de bonne qualité, comme l’œuvre en bronze citée plus haut, peuvent réaliser de beaux prix. Un « Enfant à la cage » de 47 cm de Pigalle, probablement un plâtre antérieur à la version finale, a été adjugé au prix d’achat de 28 200 €*, décembre 2015 à Londres (Christie’s).
La sculpture la plus célèbre de Jean-Baptiste Pigalle demeure le « Mercure attachant ses talonnières » qui fut le morceau de réception à l’Académie de l’artiste. Les volumes équilibrés et lisses ainsi que la torsion souple du dieu expriment parfaitement le style charnier entre baroque et classicisme de Pigalle. Rapidement, un pendant fut commandé, une « Vénus donnant un message à Mercure ». Ce couple connu immédiatement un immense succès commercial, et fut décliné en bronze et dans de nombreuses tailles différentes. Une version en marbre fut même offerte par Louis XV à Frédéric II de Prusse. Rares sur le marché de l’art ces dernières années, la cote de ces deux sculptures de Jean-Baptiste Pigalle, associées ou isolées, ne semble pas avoir diminuée. Le prix d’achat dans les salles de ventes a même atteint des records aux enchères pour des œuvres originales en marbre. Une « Vénus » de 65 cm en marbre a été vendue à plus de 104 730 euros à Londres en 2005 (Christie’s). Une paire de « Mercure » et « Vénus » en marbre également a été adjugée au prix d’achat de 310 400 €* à Londres en juillet 2006 (Christie’s).

 

*frais compris

 

Image
Pigalle prix cote
 

Crédit photo : Drouot